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  • Burkina Faso / La Patrie ou la mort, nous vaincrons

Élimination du paludisme : le secteur privé burkinabè appelé à un engagement décisif

Le Ministère de la Santé, à travers le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme, a organisé ce mercredi 22 avril 2026 à Ouagadougou une rencontre d’échanges et d’engagement avec le secteur privé en vue de renforcer la lutte contre le paludisme au Burkina Faso.

Cette initiative vise à susciter une implication concrète, structurée et durable des entreprises dans l’élimination de cette maladie, notamment par un accroissement du financement domestique et le développement de partenariats public-privé alignés sur les priorités nationales.

‎Ce cadre de concertation va également permettre d’identifier des opportunités d’intervention pour les acteurs économiques, tant sur les plans financier, technique que communicationnel, afin de soutenir efficacement les efforts engagés par les pouvoirs publics et leurs partenaires.

‎La Présidente du groupe technique de travail communication, plaidoyer et mobilisation des ressources, Madame Brigitte Compaoré/Yonli a rappelé que le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité dans le pays, touchant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, tout en constituant un frein majeur à la performance socio-économique nationale. Toutefois, elle a relevé des avancées significatives enregistrées en 2025, avec une baisse notable des cas et des décès, preuve que des investissements ciblés et des partenariats solides peuvent conduire à l’élimination de la maladie.

‎Insistant sur le rôle stratégique du secteur privé, elle a souligné que l’engagement des entreprises dans cette lutte dépasse le cadre de la responsabilité sociétale pour devenir un investissement rentable, favorisant la productivité, la stabilité des activités économiques et l’attractivité du pays. Elle a ainsi exhorté les acteurs économiques à renforcer leur contribution à travers des appuis financiers et matériels, la mise en œuvre de programmes de prévention en milieu professionnel, le développement de partenariats innovants et la mobilisation de leurs réseaux d’influence.

‎Pour sa part, le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, le Dr Sidzabda Kompaoré, a salué l’initiative du groupe technique de travail et l’engagement des partenaires, tout en insistant sur l’urgence de passer des déclarations d’intention à des actions concrètes. Selon lui, seule une mobilisation effective et coordonnée permettra d’obtenir des résultats durables. Il a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans le cadre du Comité national multisectoriel pour l'élimination du paludisme (CONAMEP), dont l’une des missions est de mobiliser davantage de ressources endogènes, en particulier auprès du secteur privé.

‎Intervenant au nom du secteur privé et du président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), le Dr Ismaël Bidiga a mis en évidence les impacts économiques du paludisme, qui se traduisent par des pertes de productivité, des absences répétées et des coûts supplémentaires pour les entreprises et les ménages. Il a soutenu que l’implication du secteur privé constitue désormais un levier stratégique pour la performance et la durabilité des entreprises. Réaffirmant la volonté des acteurs économiques d’accompagner l’État, il a plaidé pour une meilleure structuration des contributions et le renforcement des partenariats public-privé afin d’accroître l’efficacité des interventions.

‎À l’issue de cette rencontre, les différents acteurs doivent converger vers la nécessité d’un engagement collectif fort et coordonné pour atteindre l’objectif « zéro paludisme ». Un défi qui, au-delà de ses enjeux sanitaires, apparaît comme une condition essentielle pour garantir une main-d’œuvre en bonne santé et soutenir durablement la croissance économique du Burkina Faso.