Genève | 23 mai 2025 Déclarations du Burkina Faso sur les MNT : le diabète, la poliomyélite et la santé mentale à la table des débats
À cette tribune d’envergure mondiale, Dr Dembélé a, dans une première déclaration consacrée à la poliomyélite, souligné que le Burkina Faso se félicite d’avoir été déclaré, le 4 juin 2015, par la Commission régionale de certification pour l’Afrique (CRCA), « pays libéré de la circulation du poliovirus sauvage autochtone ».
Elle a également présenté les avancées du pays en matière de lutte contre la poliomyélite au cours des dernières années. « Mon pays a pu, en 2024, maintenir, voire améliorer, ses performances en matière de vaccination de routine, avec des couvertures de plus de 90 % pour le VPO3 et le VPI2. Il en est de même de la surveillance active des paralysies flasques aiguës (PFA) », a-t-elle déclaré.
Dans sa seconde intervention, relative au diabète, la Conseillère technique a salué l’initiative de cette session, qui met en lumière la nécessité d’intensifier les actions visant à réduire le poids des principales maladies non transmissibles (MNT).
En s’appuyant sur les résultats d’études menées dans le cadre de la lutte contre les MNT, elle a présenté les efforts du Burkina Faso : « Nous avons renforcé notre stratégie nationale intégrée de lutte contre les MNT en mettant progressivement en œuvre le WHOPEN. Concernant le cancer, plus de 90 % des filles de 9 ans ont été vaccinées contre le HPV. Quinze unités mobiles ont été déployées pour organiser des campagnes gratuites de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus et du sein, en recourant à l’écho-mammographie, ce qui a permis d’atteindre des milliers de femmes rurales. » Elle a également mentionné la gratuité de la radiothérapie pour les cancers féminins, ainsi que celle de la dialyse.
Dans sa troisième déclaration, portant sur la santé mentale, Dr Dembélé a souligné l’importance de cette problématique, notamment dans le contexte sécuritaire marqué par des attaques terroristes, qui accroissent les besoins en santé mentale et en soutien psychosocial. Elle a évoqué les efforts consentis, en particulier l’élaboration du Plan stratégique santé mentale 2022-2026, grâce auquel tous les centres hospitaliers universitaires et régionaux disposent désormais de psychiatres, et les hôpitaux de district, d’un service de santé mentale fonctionnel.
En conclusion, Dr Dembélé a salué l’engagement de l’OMS et des ONG, telles que l’UNFPA, qui accompagnent le Burkina Faso dans l’offre de soins relatifs aux MNT. Elle a exhorté l’OMS à intensifier son appui, eu égard à la complexité de la situation sécuritaire et humanitaire du pays.
Ces déclarations, consacrées aux maladies non transmissibles, s’inscrivent dans le cadre du Pilier 1 : « Un milliard de personnes supplémentaires bénéficiant de la couverture sanitaire universelle », ainsi que des points 17 et 13 examinés par le Conseil exécutif.









