Le Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST), le ministère de la Santé et les partenaires ont commémoré la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida, le 1er décembre 2017 à Boussé, province du Kourwéogo dans la région du plateau central.
Depuis 1988, il est organisé chaque 1er décembre, la Journée mondiale du SIDA (JMS). Ainsi le 1er décembre 2017, le Burkina Faso a organisé la 30e Journée Mondiale du SIDA à Boussé dans la province du Kourwéogo.

Placée sous le thème : « mettre fin au sida : accélérer l’atteinte des 90-90-90 en ne laissant personne de côté », cette journée commémorative a été présidée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Un thème interpellateur qui veut que d’ici à 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes dont l’infection a été diagnostiquée reçoivent un traitement et 90% des personnes sous traitement parviennent à une charge virale indétectable. A entendre les acteurs de la lutte contre le SIDA, cette journée vise à rappeler la réalité alarmante de l’épidémie du VIH dans le monde, ce qui impose aux pouvoirs publics un devoir constant de vigilance et d’information à l’égard de la population. Selon Metsi Makhetha représentante de l’ONUSIDA la lutte contre l’ignorance et l’indifférence, l’amélioration de la perception des risques, l’assurance à l’accès à la prévention, au dépistage, aux traitements et aux soins restent des impératifs incontournables. Par ailleurs, la journée offre l’opportunité aux décideurs politiques ainsi qu’à toutes les parties prenantes que sont les partenaires techniques et financiers (PTF), la société civile, les communautés de base et les personnes vivant avec le VIH de dresser un bilan de leurs engagements dans la lutte durant la période écoulée tout en projetant les actions futurs à entreprendre. Pour le ministre de la santé Nicolas Méda, « les efforts consentis par les acteurs de la lutte avec l’appui des PTF ont donné des résultats satisfaisants et donnent un grand espoir quant à la vision d’éradiquer la pandémie à l’horizon 2030 ». Des acquis ont été engrangés au nombre desquels, la baisse du taux de séroprévalence du VIH qui est passé de 7,1% en 1997 à 0,8% de nos jours ; l’augmentation du nombre de personnes vivant avec le VIH bénéficiant de traitement ARV, de 39 248 en 2012 à plus 58 000 à ce jour ; la prise en compte du genre dans les plans, projets et programme de lutte contre le VIH, le SIDA et les IST. Pour le ministre Méda l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Selon lui, des défis restent à relever, on note entre autre, l’adhésion des femmes enceintes au dépistage ; le développement d’approches communicatives plus adaptées à l’évolution actuelle de l’épidémie et la prise en charge efficace des nouvelles infections. Pour madame le Gouverneur de la région du Plateau central, Natacha Nana/Bénon, « depuis l’apparition du SIDA dans les années 1980 au Burkina Faso, des dispositions au plan organisationnel ont été prises ». Ces dispositions se résument au maintien du leadership au plus haut niveau, l’érection d’un Secrétariat permanent chargé de mettre en œuvre la politique nationale en la matière et la décentralisé de la réponse au VIH, au SIDA et aux IST. La  31e JMS sera célébrée en 2018 à Gorom-Gorom, province de l’Oudalan, dans la région du Sahel.

DCPM/Santé