Zorhgo chef-lieu de la province du Ganzourgou a abrité le lancement officiel de la campagne Fasotoilettes organisé par le ministère de l’eau et de l’assainissement le jeudi 2 novembre 2017. Placé sous le parrainage de l’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, cette campagne vise la fin de la défécation à l’air libre (FDAL) dans un contexte de changement de comportement, à travers la solidarité familiale et citoyenne, fondée sur les valeurs intrinsèques des Burkinabè.

 

  Plus de la moitié de la population Burkinabè vivant tant en milieu urbain  qu’en milieu rural défèque  dans la nature. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé. Pour preuve, au cours de l’année 2017, plus de 4000 cas de dengue dont de nombreux décès, ont été enregistrés au Burkina Faso au 30 septembre 2017, selon les chiffres du ministère de la santé. Cette maladie est en grande partie liée à l’insalubrité. De manière générale, les dépenses des soins liés au manque d’hygiène sont estimées à 92 milliards de Francs CFA par an. Afin de créer des conditions de salubrité, donc de meilleure santé, et un cadre de vie décent aux populations, le Gouvernement a adopté en 2015, un Programme National d’assainissement des Eaux Usées et Excreta (PN-AEUE) pour la période 2016-2030. Son objectif est d’assurer de façon durable, l’accès de toute la population, à des infrastructures familiale et publique. Selon le ministre de l’eau et de l’assainissement, « il est nécessaire de réaliser plus de deux millions de latrines et autant de toilettes dans les concessions, surtout en milieu rural ».  Pour la marraine de la cérémonie Sika Kaboré il faut au moins 155 000 latrines familiales par an pour réaliser l’ambition de l’accès de tous à l’assainissement d’ici à 2030. Et madame Kaboré de rassurer de la poursuite de ses efforts partout où besoin est, pour sensibiliser et inviter l’ensemble des compatriotes à l’atteinte du complément soit 100 mille latrines par an. Fasotoilettes est une initiative d’un groupe d’acteurs que sont entre autre le ministère de l’Eau et de l’Assainissement, les ONG IRC, WaterAid, Eau Vive internationale et la fondation Kimi.

DCPM/Santé