Plus de trois mille tradipraticiens souhaitent l’intégration médicinale
Le ministère de la Santé, à travers sa Direction générale de la pharmacie du médicament et des laboratoires (DGPML) a commémoré du 23 au 31 octobre 2017 la semaine des savoirs médicaux traditionnels du Burkina Faso. Placée sous le parrainage du chef de la l’Etat, la cérémonie a été présidée par le ministre de la Santé, Nicolas Méda.


Toutes les études ont démontré qu’au Burkina Faso, 80% de la population a recours à la médecine traditionnelle et c’est la 1re intention de consultation pour nombre de burkinabè. Pour manifester cela, une semaine a été dédiée aux Savoirs de la médecine traditionnelle. Cette année, la 2e édition du genre a été commémorée du 23 au 31 octobre 2017 dans les locaux du Musée national à Ouagadougou. Selon le répondant des tradipraticiens du Burkina Faso, Ouamane Ouédraogo, les tradipraticiens se réjouissent des efforts consentis par l’Etat, notamment la construction du centre de médecine traditionnelle et de soins intégrés. « Les tradipraticiens du Burkina Faso, ainsi que la population burkinabè attendent fortement son opérationnalisation car des bâtiments  existent et constituent un espoir, force est de constater que les équipements prévus à cet effet tardent à venir » a-t-il souligné. La représentante des partenaires, Bijou Muhura, a soutenu que cette commémoration permet de célébrer les avancées significatives réalisées ces dernières années dans le domaine de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles. Aussi, de porter un regard critique sur les défis à relever afin d’améliorer la couverture  sanitaire des populations  par une prise en compte effective de la médecine de la pharmacopée dans le système de santé comme une alternative et une complémentarité aux activités de santé communautaire. Le ministre de la Santé, Nicolas Méda, a indiqué que le thème de cette année : « Médecine traditionnelle et innovation » est interpellateur. Selon lui, des actions majeurs ont été entreprise pour faire de cher pays une vitrine en matière de médecine et de pharmacopée traditionnelles » a-t-il souligné