Un nouveau programme en renfort
Le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda, a officiellement lancé le Programme de partenariat pour accroitre l’impact de la lutte anti vectorielle dans le contrôle des maladies transmissibles. La cérémonie de lancement a eu lieu le jeudi 14 juin 2018 à Ouagadougou en présence de représentants des ministères en charge de la recherche scientifique et de l’innovation, de l’Environnement et  celui des Ressources animales.


Le Partenariat pour accroitre l’impact de la lutte anti vectorielle dans le contrôle des maladies transmissibles abrégé en anglais PIIVeC, est un nouveau programme de recherche qui vise à augmenter la capacité des chercheurs à développer des solutions durables et des partenariats pour réduire les maladies infectieuses à transmission vectorielle. Selon les statistiques, plus d’un million de personnes meurent et un milliard tombent malade chaque année à cause des maladies transmises par les moustiques. Selon l’administrateur délégué du CNRFP, Dr Zina Yacouba, au Burkina Faso, l’incidence des nouveaux cas de paludisme est passée de 415 cas pour 1000 habitants en 2012, à 607 cas en 2017 avec une létalité en baisse continue pendant la même période. Pour lui, la contribution des chercheurs est nécessaire pour soutenir les progrès vers l’élimination du paludisme au Burkina Faso. « Le nouveau projet PIIVeC entend répondre aux préoccupations de renforcement des capacités nationales de recherche et d’adaptation des stratégies de lutte anti vectorielle aux caractéristiques locales du pays. », a souligné Dr Zina.
Le Programme de partenariat pour accroitre l’impact de la lutte anti vectorielle est une initiative de recherche appuyée techniquement par Liverpool School of Tropical médecine et financièrement par le gouvernement britannique. Il est actuellement conduit dans trois pays africains à savoir le Cameroun, le Malawi et le Burkina Faso. Au Burkina, le programme sera exécuté par l’Institut de Recherche en Science de la Santé (IRSS) à Bobo-Dioulasso et le Centre national de Formation et de Recherche sur le Paludisme (CNRFP). Selon le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda, le monde est confronté à une véritable expansion de maladies comme la dengue, la schistomiase, la trypanosomiase, la leishmaniose, la maladie de Chagas et l’onchocercose du fait des changements climatiques, de l’urbanisation galopante et de la globalisation des échanges. Pour Pr Méda, pour prévenir efficacement ces maladies, l’action doit porter sur les vecteurs qui les transmettent. « C’est en cela que le nouveau projet PIIVeC est à la fois pertinent, opportun, objet d’enthousiasme et d’espoir pour de meilleures solutions pratiques. » a indiqué le ministre de la Santé. Tout comme Pr Nicolas Meda, le représentant du ministre en charge de la recherche scientifique a apprécié l’initiative du projet qui va durer 4 ans et va contribuer à accroitre l’interaction des programmes de lutte contre les maladies, renforcer les capacité de recherche, générer des données probantes et créer un pool de compétences.
DCPM/ Santé

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