La visite a concerné les districts sanitaires de Dano, de Diébougou et Gaoua. Du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dano en passant par celui de  Diébougou, le Centre médical  (CM) de Gaoua et le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Gaoua, le ministre de la Santé a pu toucher du doigt les conditions de travail des agents de santé, les réalités de fonctionnement de ces centres de santé et  les encourager dans leur noble mission quotidienne.


Dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES et dans son volet/Santé le ministre de la Santé a initié une visite d’infrastructures et d’échanges avec les agents de santé pour toutes les régions du Burkina. Le cap a été mis ce vendredi sur le Sud-Ouest. A Gaoua, il a  fait de plus ample connaissance avec les agents de santé. Par la même occasion il a expliqué « sa vision nouvelle de transformation du ministère » dont le socle d’appui sera l’approche communautaire afin de fournir des soins de santé primaire aux populations. Le district est au cœur de la vision de transformation. Le ministre a ainsi demandé l’accompagnement de toutes les structures déconcentrées pour atteindre les objectifs fixés.
L’occasion faisant le larron, les agents de santé des centres visités, n’ont pas manqué de présenter certaines  difficultés qui entravent au quotidien la bonne marche de leurs activités. Les préoccupations relevées par les structures concernent le manque d’infrastructures, le nombre insuffisant de personnel et l’insuffisance de moyen roulant. Les agents de santé à travers leurs médecins de chefs ont  apprécié positivement la visite du premier responsable du département de la santé.  Ils ont manifesté leur  disponibilité à accompagner le processus de transformation du ministère de la santé pour une meilleure santé des populations.
A la suite de la visite terrain, le ministre de la Santé s’est rendu au  Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dô, à Bobo-Dioulasso dans la Région des Hauts-Bassins dont le  bloc opératoire a été endommagé par un incendie le 23 septembre 2017. Il est allé constater les dégâts occasionnés par l’incendie et encourager le personnel de santé. En présence des autorités sanitaires de la Région, le ministre a exprimé au nom du gouvernement sa compassion et son soutien au personnel et à la population.
Il faut signaler que la promptitude des sapeurs-pompiers a permis de limiter les dégâts. Les patients présents au bloc au moment de l’incendie, ont été évacués vers le bloc opératoire du Centre Hospitalier Universitaire Souro Sanou où ils ont été pris en charge.   
Des mesures seront prises rapidement pour  réparer, nettoyer et  désinfecter le bloc opératoire afin de le rendre fonctionnel.
Après la région du Sud-Ouest, le ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda s’est rendu dans la Région des Cascades à Banfora le dimanche 24 septembre 2017 : dialogue direct avec les agents de santé pour présenter sa nouvelle vision du département qui est  la transformation du Ministère de la Santé du Burkina Faso à l’heure du PNDES, de la Gestion axée sur les résultats et du budget-programme, 2017-2020 et rassurer les agents de santé que leurs préoccupations seront examinées. Une visite guidée au Centre hospitalier Régional de Banfora et au  CSPS de Flantana a permis de cerner quelques réalités avant les échanges avec les forces vives de la Région sur les questions de santé.
Au cours des échanges le ministre a révélé la priorité de sa vision qui est la prévention à travers les efforts de promotion de la santé, de protection de la santé et de prévention des maladies. Les priorités programmatiques pourraient être les suivantes :
La marche du Burkina Faso vers la couverture sanitaire universelle : normalisation de la carte sanitaire nationale, priorisation d’interventions à fort impact sanitaire, assurance médicale universelle pour protéger chaque burkinabé contre le risque financier de la maladie ;
L’amplification des effets de la couverture sanitaire universelle par l’accélération de la transition démographique et l’amélioration de la nutrition des mères et des enfants ;
Le contrôle voire l’élimination des maladies infectieuses d’importance en santé publique dans le pays, en particulier, celles qui tuent exagérément les enfants et les jeunes adultes ;
La mise en place d’un dispositif national de sécurité sanitaire selon une approche « une seule santé » : un tel dispositif travaillerait sur l’anticipation, la préparation, la surveillance, les vigilances, l’alerte, l’investigation et la riposte appropriée aux situations d’urgence sanitaire voire humanitaire ;
Une véritable dynamique de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles et des accidents, émergeant aujourd’hui au Burkina Faso comme une véritable épidémie dont sont victimes les adultes et les jeunes ;
La valorisation d’une approche multisectorielle, communautaire et d’une démarche de santé publique dans l’animation au quotidien de tous les efforts de développement sanitaire national.
La détermination résolue à mettre à l’échelle chaque fois que de besoin les interventions à gain rapide, les meilleures pratiques établies et les politiques publiques vérifiées efficaces et efficientes.
Les agents de Santé ont salué la démarche du Ministre de la Santé avant de présenter des doléances qui se résument entre autres sur les conditions de travail, l’insuffisance d’infrastructures sanitaires, le manque de matériel médico-technique, l’achèvement des travaux dans certaines formations sanitaires… Le ministre de la Santé  a donné l’assurance que toutes les préoccupations seront examinées.
DCPM/Santé