Le Pr Nicolas Méda a tenu le mardi 5 septembre 2017 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les partenaires techniques et financiers. L’ordre du jour, partagé avec eux sa vision nouvelle du système de Santé.
« Je veux un système national de santé qui valorise la prévention et qui fait de  l’approche communautaire des soins de santé primaires le socle de la marche du Burkina Faso vers une couverture sanitaire universelle », telle est en substance la vision nouvelle du ministre de la Santé, Nicolas Méda.

Laquelle vision a été partagée aux partenaires techniques et financiers, ce mardi 5 septembre 2017 à Ouagadougou. Pr Nicolas Méda, souhaite à travers cette nouvelle réflexion engager un processus de transformation institutionnelle et organisationnelle du Ministère de la Santé. Ainsi les acteurs retrouveront l’idéal du service publique, viseront dans l’action au quotidien l’intérêt général et se dédieront résolument à l’amélioration continue de la santé de la population. Les éléments prioritaires dans ce processus est d’amener le Burkina Faso à la couverture sanitaire universelle, d’accélérer la transition démographique, de permettre aux burkinabè d’avoir un développement harmonieux, d’essayer d’accélérer l’élimination de la maladie , de travailler sur la sécurité sanitaire avec les outils disponibles. Selon le ministre Nicolas Méda, il faut à des moments donnés rajouter de l’énergie pour contrer l’entropie, la propension de tout système à se dégrader au cours de son fonctionnement. A l’entendre, une analyse du système actuel a ressorti plusieurs dysfonctionnements.   « Si nous persistons dans ce dysfonctionnements, il nous sera impossible de livrer les résultats inscrits dans le PNDES que le secteur de la santé doit fournir » a martelé Pr Nicolas Méda. Ces disfonctionnements touchent à la gouvernance du système de Santé, à son organisation, à son mode de fonctionnement, à la réalisation de ses objectifs. « L’héritage que je souhaite laisser est un allongement substantiel de l’espérance de vie des burkinabè en réduisant de façon drastique la mortalité maternelle, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans et en prenant mieux en charge les maladies chroniques qui tuent les adultes, en particulier, les cancers et les maladies cardiovasculaires à partir d’un repositionnement des soins de santé primaires au cœur du système national de santé», a dit Pr Nicolas Méda. Pour y arriver il faut s’attaquer aux maladies infectieuses et agir pour une meilleure alimentation des mères et des enfants. Un organigramme sur la politique nationale de santé publique, l’offre de soin de qualité et des chantiers prioritaire du PNDES volet santé a été présenté aux partenaires. A l’occasion, le Ministre de la Santé, Pr Nicolas Méda a sollicité l’accompagnement des partenaires. Les partenaires techniques et financiers quant à eux, ont félicité et encouragé le ministre de la Santé pour la réflexion. Ils ont également formulé des recommandations avant de renouveler leur engagement et leur accompagnement pour la réussite la nouvelle vision.
DCPM/Santé