DISCOURSMINISTRE DE LA SANTÉ DU BURKINA FASO

 

À LA 69ÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ

 

GENÈVE, LE 23 - 28 MAI 2016

 

- Monsieur le Président,

 

- Mesdames et messieurs les Ministres,

 

- Madame le Directeur général de l’OMS,

 

- Honorables délégués,

 

C’est un honneur et un agréable devoir pour moi de prendre la parole, au

 

nom du Burkina Faso, devant cette auguste assemblée.

 

Je voudrais, au nom du Gouvernement du Burkina Faso et en mon nom

 

propre, féliciter le Dr Ahmed Bin Mohammed Al-Saidi pour sa brillante

 

élection à la présidence de la 69ème Assemblée Mondiale de la Santé, et

 

remercier Madame Margareth Chang, Directeur général de l’OMS pour

 

ses efforts inlassables pour l’amélioration de la santé des populations.

 

Je voudrais aussi relever la pertinence du thème de notre 69ème

 

assemblée mondiale de la santé à savoir : «Transformer notre monde :

 

le Programme de développement durable à l’horizon 2030» .

 

- Monsieur le Président,

 

- Honorables délégués,

 

La question du développement durable se pose avec acuité à tous les

 

pays du monde dans un contexte de changement climatique et le

 

Burkina Faso soutien la position commune africaine qui veut que le

 

développement post OMD soit celui axé sur l’être humain.

 

C’est pourquoi, mon pays s’est d’ores et déjà engagé dans la prise en

 

compte des 17 objectifs de développement durable dans l’élaboration du

 

Programme national de développement économique et social qui

 

couvrira la période 2016-2020.

 

- Monsieur le Président,

 

- Honorables délégués,

 

Au Burkina Faso, la mère et l’enfant constituent les groupes les plus

 

vulnérables. Le ratio de mortalité maternelle est de 330 pour 100 000

 

naissances vivantes. Les taux de mortalité infantile et infanto-juvénile

 

sont respectivement de 43 et 82 pour 1000 naissances vivantes.

 

Cette situation est essentiellement imputable aux retards dans la prise

 

de décision de consulter les services de santé, dans le transport des

 

malades aux établissements de santé et le retard dans la mise en route

 

d’un traitement adéquat au niveau des formations sanitaires. Tous ces

 

facteurs ont un dénominateur commun, la barrière financière.

 

Dans ce contexte et malgré nos ressources limitées, le Burkina Faso a

 

fait l’option politique d’accorder une attention particulière à la frange de

 

la population la plus vulnérable, la mère et l’enfant. Nous sommes

 

convaincus au Faso qu’aucun développement ne peut se faire en

 

abandonnant près de 25% des burkinabè au bord de la route. Nous

 

avons ainsi décidé, depuis le 02 avril 2016, d’assurer des soins de santé

 

gratuits à tous les enfants de moins de cinq (5) ans et aux femmes.

 

- Monsieur le Président,

 

- Honorables délégués,

 

La gratuité des accouchements et des césariennes, une des importantes

 

mesures de l’exemption des paiements directs des soins de santé au

 

Burkina Faso, n’est pas une prime à la natalité qui est déjà forte, et pour

 

preuve mon pays connaît depuis ces dernières années un taux de

 

croissance annuel de 3,1% et une fécondité moyenne de 6 enfants par

 

femme.

 

C’est pourquoi, devant votre auguste assemblée, nous joignons nos voix

 

à tous ceux qui militent pour la gratuité des prestations et produits de

 

planification familiale aux femmes dès le post partum.

 

Bientôt, mon pays s’engage à mettre en oeuvre cette importante mesure

 

qui viendra compléter l’offre de soins aux femmes. Pour ce faire, nous

 

voudrions solliciter davantage l’appui des partenaires techniques et

 

financiers dans les premiers moments de la mise en oeuvre afin de

 

garantir sa réussite.

 

- Monsieur le Président,

 

- Honorables délégués,

 

Je profite de cette tribune pour poursuivre notre plaidoyer en faveur du

 

Taipei Chinois. Ce pays possède l’expertise, les ressources tangibles et

 

surtout la volonté pour accompagner l’OMS dans ses missions. L’appui

 

du Taipei Chinois à mon pays a permis le renforcement de notre

 

système de santé à travers l’augmentation de l‘offre de services de santé

 

de qualité.

 

Nous faisons une fois de plus le plaidoyer pour que ce pays puisse

 

passer de son statut d’observateur à un statut de membre à part entière

 

de l’OMS afin de contribuer efficacement aux travaux de notre

 

organisation, pendant les séances plénières, au cours du débat général,

 

dans la commission au titre des questions techniques et sanitaires.

 

- Monsieur le Président,

 

- Honorables délégués,

 

Avant de terminer je voudrais remercier l’OMS pour les

 

accompagnements multiples et multiformes dont mon pays a bénéficié et

 

continue de bénéficier dans le cadre de la lutte contre la maladie et

 

contre le sous-développement.

 

Je vous remercie de votre aimable attention !