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CARAVANE DE PRESSE SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE La Région du Centre-Nord entre espoir et défis
De la présentation qui s’en est suivie, l’on retient que le taux de prévalence dans la région était de 26,70% en 2011 et de 26,96% en 2012. L’utilisation des méthodes de modernes de contraception reste faible et la DRS prévoit d’atteindre cette année 37% d’utilisateurs, soit 25000 nouvelles personnes. Avec Mme la gouverneure du Centre-Nord, Mariam Diallo, les journalistes ont échangé sur la question et celle-ci a montré tout son intérêt pour la planification familiale. Mme Diallo n’a pas manqué de marteler la responsabilité des hommes dans l’épanouissement de la femme. Elle a par exemple fustigé les mariages et grossesses précoces, l’inconscience et l’égoïsme de certains hommes qui délaissent leur femme enceinte ou pire, se marient quelques mois après le décès cette dernière des suites d’un accouchement compliqué, sans se soucier du reste. Pour Mme la gouverneure, les hommes ont un rôle crucial dans l’accompagnement de la femme enceinte.
La caravane a également rendu une visite de courtoisie au chef de Barsalgho. Le jeudi 11 avril, la caravane a rencontré à Kaya, l’Association Watinooma. Créée depuis 2004 et reconnue en 2012, l’association mène des activités de sensibilisation dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant. S’agissant de la planification familiale, elle entreprend des causeries avec les femmes sur l’importance de la planification et a même initié une mutuelle de santé pour promouvoir la santé de ses membres. Selon les témoignages sur place, les hommes ne sont plus un frein à la planification familiale. « Ils ont compris », lancent-elles. Cependant leurs préoccupations sont liées aux effets secondaires de certains contraceptifs, le mauvais accueil de certains agents de santé et l’insuffisance des effectifs du personnel soignant. A Forgui à une trentaine de km de Kaya, les caravaniers ont rencontré les agents du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS). Selon l’infirmier chef de poste, M. Bapio Bassolé, une moyenne de 35 accouchements est enregistrée chaque mois. Par rapport à l’utilisation des contraceptifs, même si les hommes ne se bousculent pas, certaines femmes viennent adopter une méthode de contraception. Cependant, des efforts reste à faire, pour impliquer davantage les hommes et amener les femmes à honorer les quatre CPN et surtout, à ne plus accoucher à domicile.
Alexis YAMEOGO/DCPM-SANTE |
Projet de construction de centres sanitaires en zones rurales du Burkina Faso (PCCS)
